mercredi 10 avril 2019

Exposé : Les Contemplations de Victor HUGO


 I.                  Eléments biographiques et bibliographiques

Victor Hugo est né en 1802 (« quand le siècle avait deux ans »). Très tôt, il abandonnera ses études pour s’adonner à la poésie et gardera une grande admiration pour Chateaubriand.
En 1822, il épousa Adèle Foucher avec qui il aura trois enfants. L’année 1833 marquera le début d’une longue liaison avec une comédienne, Juliette Drouet.
Victor Hugo entrera à l’Académie française en 1841. Parallèlement à sa carrière littéraire, Hugo s’engagera dans la politique. Epris de justice et de liberté, il dénoncera la dictature de Napoléon III ce qui lui a valu 19 années d’exil (1851-1870) durant lesquelles il composera Les Châtiments et Les Contemplations.
La vie de Victor Hugo peut être divisée en deux périodes : les années de bonheur et les années de malheur.
Si Victor Hugo a été le chef de file du romantisme c’est grâce d’abord à ses idées rénovatrices et révolutionnaires ensuite par sa longévité et enfin par sa production littéraire riche et variée.

1822  -   Odes et poésies diverses (poésie)                        1838   -  Ruy Blas (théâtre)
1823  -  Han d'Islande (récit)                                            1840   -  Les Rayons et les Ombres (poésie)
1826  -  Bug-Jargal (récit)                                                1843   -  Les Burgraves (théâtre)
1827  -  Cromwell (théâtre)                                              1853   -  Les Châtiments (poésie)
1828  -  Odes et Ballades (poésie)                                    1856   -  Les Contemplations (poésie)
1829  -  Les Orientales (poésie)                                        1859 / 1883 - La Légende des siècles (poésie)
1829  -  Le Dernier Jour d'un condamné (récit)               1862   -  Les Misérables (récit)
1829  -  Marion Delorme (théâtre)                                   1866   -  Les Travailleurs de la mer (récit)
1830  -  Hernani (théâtre)                                                1869   -  L'Homme qui rit (récit)
1831  -  Notre-Dame de Paris (récit)                               1874   -  Quatrevingt-Treize (récit)
1831  -  Les Feuilles d'automne (poésie)                         Posthume. 1886 -  La Fin de Satan (poésie)
1832  -  Le roi s'amuse (théâtre)                                     Posthume. 1887 /1900 -   Choses vues (essai)
1833  -  Lucrèce Borgia (théâtre)                                   Posthume. 1891- Dieu (poésie)


II.               Structure et Thèmes

Les Contemplations représente 25 années de la vie du poète. C’est « l’existence humaine sortant de l’énigme du berceau et aboutissant à l’énigme du cercueil. C’est un esprit qui marche laissant derrière lui la jeunesse, l’amour, l’illusion, le combat, le désespoir, et qui s’arrête éperdu au bord de l’infini… » pour contempler sa vie passée. « Cela commence par un sourire, continu par un sanglot et finit par un bruit du clairon de l’abîme… Une destinée est écrite là jour à jour. »
Mais l’on ne saisit pas toute l’importance du recueil si l’on néglige de considérer son architecture, telle que voulue par le poète. En effet, le recueil est divisé en deux parties distinctes, « Autrefois » et « Aujourd’hui », qui correspondent aux dates de composition générale. La véritable signification de ce découpage binaire est d’ordre personnel : sur la ligne de partage se situe le drame de la mort par noyade de la fille de Hugo, Léopoldine, en 1843, qui lui inspire un célèbre poème commémoratif quatre ans plus tard : « À Villequier ». À elle seule, cette division suffit à donner à l’ensemble du recueil toute sa dimension pathétique.

« Autrefois » : écrit entre 1830 et 1843.                  « Aujourd’hui » : écrit entre 1843 et 1856
Livre 1 : Aurore                                                        Livre 4 : Pauca meae
Livre 2 : L’âme en fleur                                           Livre 5 : En marche
Livre 3 : Les luttes et les rêves                                 Livre 6 : Au bord de l’infini

Le recueil se termine par un poème final dédié à Léopoldine

Parmi les thèmes de la partie « Autrefois » on peut citer le bonheur, l’enfance, la jeunesse l’amour, la Nature, les relations humaines… Dans la partie « Aujourd’hui », le poète développera le thème de la souffrance, de la mort, du deuil, de la révolte… A ces thèmes on peut aussi ajouter le rôle de la poésie et la fonction du poète.
Le ton dominant des Contemplations est le lyrisme personnel qui permet  au poète d’extérioriser ses sentiments, sentiments qui reflètent en réalité la condition humaine (« Ah ! Insensé qui crois que je ne suis pas toi ». Les contemplations dévoile la vie d’un homme en même temps que la vie des autres car « la destinée des hommes est une ».


III.           Le Style dans Les Contemplations

Ce recueil de poèmes coïncide avec la période de maturité du poète. Celui-ci y maîtrise parfaitement son art poétique, tant sur le plan formel que thématique. En effet, Victor Hugo alterne les poèmes courts (« Demain dès l’aube... ») et les poèmes longs comme « les Mages » ou « Ce que dit la bouche d’ombre », qui se déploient sur vingt pages chacun ; il est aussi à l’aise dans le maniement du vers alexandrin que dans des vers plus courts, comme l’octosyllabe ou l’heptasyllabe (« Je respire où tu palpites »), et dans les divers types de poèmes.
Le vers célèbre « Car le Mot c’est le Verbe, et le Verbe c’est Dieu » pourrait servir d’épigraphe à l’œuvre, constamment tendue vers un lyrisme hyperbolique qui incarne la conception absolue que le poète se fait de son art. C’est aussi dans ce recueil que se trouve le fameux « Réponse à un acte d’accusation », qui atteste du vent révolutionnaire que Hugo a fait souffler sur la poésie classique, en la libérant des multiples contraintes qui l’enserraient et qui constituaient une entrave pour l’inspiration et la liberté de l’écrivain : « Je mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire ».
Dans Les Contemplations la place de la césure n’est plus fixe. Le poète laisse souvent de côté le sonnet pour adopter la forme libre (« Le romantisme n’est …que le libéralisme en littérature »). Cette liberté se retrouvera aussi dans le rythme et c’est Hugo lui-même qui déclarera : « J’ai disloqué ce grand niais d’alexandrin / En inaugurant le trimètre romantique.

3 commentaires:

Unknown a dit…

oui est l'introduction et la conlusion

Unknown a dit…

Intéressant

Unknown a dit…

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