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lundi 24 mars 2008

Les nouveaux contes d'Amadou Koumba de Birago Diop

Introduction

Le Conte est un genre littéraire qui se retrouve dans toutes les couches sociales, et son origine est aussi inconnue que son auteur. Birago Diop, ce sénégalais à pu en recueillir auprès d'Amadou Koumba, les traduire en français puis les transcrire dans une écriture. Le succès des Nouveaux Contes se passe de commentaire. Et pour en cerner les contours, nous étudierons principalement la vie et l'œuvre de l'auteur, la structure et les thèmes, le cadre spatio-temporel et enfin la technique des contes dans ce recueil.

I. Vie et Œuvre de Birago Diop

1. Biographie de l'auteur

Né en décembre 1906 à Ouakam, Birago Diop fréquenta l'école coranique. Après sa première scolarité, et ne trouvant de bourse pour poursuivre ses études, il prend le risque d'hypothéquer sa maison familiale et se rendit à Toulouse puis à Paris où il retrouve le groupe de L'Etudiant Noir.
A son retour au bercail, il est affecté à Kaye au Mali, ce qui lui donne l'occasion de parcourir la brousse et de faire la rencontre d'Amadou Koumba, griot de la famille maternelle auprès de qui il recueillit beaucoup d'histoires.
Birago Diop est à la fois conteur et poète. Il est marqué par l'enracinement dans les valeurs culturelles ancestrales. De même, les traits des mœurs qui caractérisent ses personnages renvoient-ils à la réalité villageoise dans ce qu'elle a à la fois de particulier et d'universel.
Il mourut en 1989.

2. Son œuvre

Les contes classiques de l'Afrique comptent parmi eux les célèbres et incontournables œuvres de Birago Diop. Il publia en 1947 Les Contes d'Amadou Koumba, puis en 1958 il donne Les nouveaux Contes d'Amadou Koumba. Ils seront suivis de deux autres Les Contes et Lavanes et Contes d'Awa publiés respectivement en 1963 et 1977. Comme poètes on lui doit Leurres et Lueurs.
A travers son œuvre, on reconnaît bien le cadre africain de manière générale, mais surtout le style nègre dont Senghor parle assez souvent : l'asymétrie dans le rythme qui n'ennuie nullement le public du conte.

II. La structure et thématique de l'œuvre

Les Nouveaux Contes est constitué des treize (13) contes suivants : L'Os, Le Prétexte, La Roussette, Le Boli, Dof Diop, Khary-Gaye, Djabou Nd'aw, Samba-de-la-nuit, Le Taureau de Bouki, Les deux Gendres, Liguidi-Malgam, Bouki pensionnaire et la cuiller sale.
Quelques-uns sont résumés ci-dessous, et les thèmes qu'ils développent seront analysés au fur et à mesure.
L'Os : Dans ce conte, un homme, Mor Lame, à cause de sa gourmandise et de son ingratitude, finira par provoquer sa propre mort, car il ne voulait pas partager son "Tong-Tong" avec son "Bok M'baar" (un plus que frère de case) Moussa.

Le Prétexte : Il est dominé par deux thèmes : d'abord le mensonge ne dure pas se vérifie à travers le faux marabout Serigne Fall qui voulait profiter des largesses du riche et bon Mar Ndiaye. Celui-ci montre à son tour que la patience a des limites et qui va se débarrasser de son hôte encombrant, et ainsi que le murmure son Guéwel Mbaye : "Point n'est besoin d'un gros appât pour attraper une grosse bête" (p. 47)

Le Boli : Il met l'accent sur l'importance du respect à accorder à la tradition. Tiéni était le fils d'un vieux forgeron Noumouké-le-forgeron. Noumouké, devenu vieux posta sa statuette sacrée"le boli" près de son atelier et lui versait toujours une calebasse de lait avant de se mettre à l'œuvre. Du " boli" sortait une ombre sous forme de jeune et aidait le vieux dans la forge. Lorsqu'il Tiéni sortit de la case des hommes et qu'il reprit l'atelier de son père, au lieu que de continuer à satisfaire "le boli", il lui donnait des coups de marteau sue la tête. Un jour une vielle peule Débo, passa par l'atelier offrit du lait jeune homme (ombre du boli) qui la transforma dans le feu de la forge en la jeune qu'elle était. Son mari, averti vint à la forge mais trouve Tiéni, celui-ci le calcina. Et quand le roi voulut le tué, l'ombre du "boli" le sauva en ressuscitant le peul. Depuis Tiéni respecte "le boli".

Dof Diop : Né Moussa, il est idiot d'où le surnom "Dof Diop". Il reçut à la mort de son père une génisse, alors que tout l'héritage sera partagé par ses demi-frère Bouba, Baba et Bira. Dof Diop accusa le tamarinier d'avoir mangé l'animal qu'il lui vendait et l'abattit. Il trouve du trésor et s'en ouvrit à ses frères qui le prirent. Mais le Maure du roi sut l'histoire, mais il est tué par les trois frères. Dof les dénonça au Roi, néanmoins les frères avaient pris le soin d'enterrer un bouc blanc dans la fosse désigné par le fou. Le roi fut trompé et les fils du marabout Mor-Coki Diop s'en sortirent indemne.

Khary-Gaye : Il s'agit ici du thème de la mauvaise éducation et de ses conséquences. Elle finit par avoir des répercussions sur les enfants, et partant sur les parents : telle est la fille de Khary qui dévoila le grand secret du python. Pourtant, l'autre fils disait si on lui demandait "Kham" (Je ne sais pas) car, dit-on, "je ne sais pas n'avait jamais fait couper le cou à personne, ni mené quiconque dans une geôle (prison)" (p. 98) A sa fille qui avait dévoilé le secret, le Prince du Grand le Fleuve transformera en euphorbe (plante vivace et toxique) et pleurera toujours et pour un rien du tout ; alors que Khary, sa mère deviendra une tourterelle (oiseau comme le pigeon, au beau plumage) gracieuse et faible qui chantera sans cesse à cime des arbres.

Samba-de-la-nuit : Sept frères utérins, ayant sous-estimé leur cadet vont être sauvés par les pouvoirs mystiques de ce dernier quand ils rencontrèrent d'énormes difficultés durant leur voyage.

Les deux Gendres : C'est une vieille femme riche et généreuse qui donne se deux filles en mariage à Bouki et Gaïndé. Mais Bouki, par son ingratitude et sa gourmandise mangera le cheptel de la vieille mais sera puni par le coup de patte de Gaïndé le Lion. Ce qu'il faut retenir à travers ces deux animaux, ce sont les caractères humains qu'ils incarnent : Le lion est courageux, sincère et loyal envers sa belle-mère, l'hyène est fourbe (hypocrite), lâche et déloyal.

Liguidi-Malgam : Ce conte est une sorte de mythe fondateur, c'est-)-dire qu'il explique l'origine du village nommé Liguidi-Malgam. Nitjéma-l'Ancêtre en travaillant défonce une termitière et découvre de l'or et de l'argent, mais il se pose à lui un problème de cachette tant la quantité est grande et sa femme Noaga-l'Ancêtre est une langue pendue. Lapin-le-petit lui conseilla de se mettre dans la nasse et de se faire pêché puis d'accrocher la silure à l'arbre de Karité pour le chasser avec sa flèche devant sa femme qui, par ailleurs va l'aider d'abord à transporter tout le trésor à la maison. Lorsqu'elle a dénoncé son mari au roi Naba-le-chef, ce qu'elle a raconté lui a valu d'être traitée comme une folle, et exilée. "Nitjéma-l'Ancêtre prit une autre épouse, toute jeune, dont descendit Nitjéma-le-Vieux, et vint créer le village de Lguidi-Malgam."

La cuiller sale : Binta l'orpheline qui était maltraitée par sa marâtre était très malheureuse. Mais elle sera récompensée alors que sa demi-sœur qui joyeuse finira par mourir à cause de son manque d'éducation.

III. Temps et espace

1. Le temps

Le conte est atemporel. Autrement dit le temps de l'histoire est impossible à déterminer. Cependant on peut voir nettement qu'on a affaire à une époque qui appartient à un passé ancestrale pour ce qui concerne la naissance de ces contes. En effet ils permettaient alors à nos ancêtres de passer le temps et d'éduquer la population.
On suppose dons un monde dans un temps où les animaux en tout cas vivaient plus ou moins en harmonie et communiquaient avec les humains.

2. L'espace

La particularité du conte est que l'histoire qui y est narrée se déroule dans un lieu anonyme voire inconnu. Mais la couleur locale y est souvent très perceptible. Dans les nouveaux contes…, le cadre est souvent la maison familiale, et pour cause les thèmes sont liés à la vie quotidienne. Ainsi on a deux possibilités :
La maison : L'Os, Le Prétexte, Le Boli, Khary-Gaye, Samba-de-la-nuit,
La maison et la brousse : Dof Diop, Les deux Gendres, La cuiller sale, Le Taureau de Bouki, Liguidi-Malgam

IV. Technique du conte

Le conte obéit à une certaine forme et dans le fond favorise une liberté de composition que sa technique offre dont nous n'allons retenir que deux essentiels.

1. Les formules consacrées

Le conte est essentiellement oral, même si on le retrouve sous formes écrites dans les civilisations modernes. Aussi retrouve-t-on toujours les traces de l’oralité dans les contes transcrits. Le conte a ainsi une structure assez particulière qui le caractérise. Il peut être considéré comme un univers ; univers dans lequel on entre et on sort par des formules introductive et conclusive appelées communément protocole énonciatif.
Ce protocole énonciatif est une expression que le conteur prononce pour dire qu’il ouvre les portes d’un univers fictionnel. La formule est souvent "Il était une fois…" qui se traduit de différentes façons selon la langue africaine parlée. La fin aussi se marque par une formule de clôture du genre "Le conte tombe ainsi à la mer".

2. Le merveilleux dans Les nouveaux Contes

Le merveilleux mette l’accent sur des êtres surnaturels et sur des situations féeriques, où le mystique et le magique sont quotidiens et banals.
Dans ces contes on retrouve un unique, irréel où se côtoient humains, animaux et choses. La parole n'y est exclusivement un moyen d'expression pour l'homme, car il peut parler aux animaux et ces derniers lui répondent. Dans "Liguidi-Malgam", rat-le-le petit parle à Nitjéma et voici comment parlait Leuk-le-Lièvre à la vieille et riche Khoudia qui voulait des maris à ses deux filles :
"Mame (grand-mère), je peux trouver un mari à chacune de tes filles et le même jour, si tu le veux bien.
- Je t'en remercierais tout le restant de mes vieux jours, Leuk! Fit la vieille Khoudia." (p. 138)
La zoomorphisation où transformation des êtres humains en animaux est remarquable à travers les contes. C'est le cas dans Khary-Gaye où cette dernière deviendra Tourterelle, sa fille, euphorbe et le Python, un Prince par la magie de ce même serpent.
Voici comment se manifeste le magique dans le conte Samba-de-la-nuit, pour échapper à la vieille femme qui "soufflait et crachait du feu", " Samba-de-la-nuit prit le pagne qu'il avait volé à la vieille femme et l'étendit sur le Grand Fleuve. Et les eaux du Grand Fleuve s'écartèrent et Samba-de-la-nuit et ses frères passèrent entre les grandes eaux, qui se refermaient derrière eux" (p. 121). Tout cela fait penser à Moïse et le pharaon lorsqu'il traversa le fleuve.
Le merveilleux enfin se manifeste au niveau de la frontière entre la vie et la mort. En fait dans le conte cette frontière n'existe plus. Dans "le Boli" on peut redevenir jeune, ou revenir à la vie après s'être réduit en cendres. La vieille Débo (qui signifie fils ou fille, selon) va se rajeunir et son mari ressuscité et rajeuni grâce aux pouvoirs des fétiches du forgeron.

Conclusion

Les Nouveaux Contes ont une diversité étrange, car elle tient à la fois des thèmes, des actants en jeu, de la technique du conte qui est à cheval sur l'oralité et l'écriture dans laquelle se dilue toutes les ressources de la dramatisation avec des personnages très composites (mixtes, mêlés) : hommes, animaux et objets vivent en voisins.

11 commentaires:

binouch a dit…

ben! moi je pense que vous n'avez pas bien dèvelopper le temps je vous prie de bien vouloir changer ou mieux complèter cette partie merci d'avance

esther a dit…

salut s'il vous plais vous pouvez me donner les personnages de "nouveaux contes d'amadou koumba" bon j'attend votre reponse je vous serai tres recconnaissant

abou diaw a dit…

bah vous avez fait du bon travail mais ça serait plus formidable si vous auriez mieux développé le temps voilà comme l'a dit esther.

rokhay ndiaye a dit…

slt je m appelle rokhaya ndiaye j habite a dakar plus prècisèment a oaukam je suis satisfaite de votre travail car ca aide les eleves a se cultiver et chercher des informations sur les oeuvres mais je voudrais savoir pourqoui tous les themes de l oeuvre des nouveaux contes d amadou koumba n ont pas ètè traiter comme la roussettte djabou ndaw le taureau de bouki et bouki le pensionnaire ceux ci en fait parti .merci de votre comprehension by rokhaya aka kiya from oaukam taglou

saloum-gaye a dit…

merci pour cet rèsumè mais il faudra ajoutè les personnages svp

Ayman a dit…

svp svp svp svp svp svp svp svp svp svp svp affiiché moii le résumé complet du texte Bouki Pensionnaire du conte D'amadou koumba parce que j'aii un devoiirs et j'aii plus ke deux jour pour faiire ce résumé Mercii et j'éspère que vous allez me rendre ce serviice s'ils vous plaiit !!.....

ibou a dit…

salut vous avez fait du bon travail mai je vous prie de developper le taureau de bouki svp

ALLAH a dit…

Salut à toutes et à tous je m'appelle Ibrahima SALL j'habite à Dakar Parcelles Assainies u:04 n°04 élève en classe de 2nd au Lycée des parcelles assainies .Vous avez fait du bon travail mais pour moi ca pourrait être plus formidable si vous auriez ajouté 'Le Taureau de Bouki'.Merci de votre compréhension et que DIEU vous bénisse.

ibrahima diop a dit…

merci pour cet résumé mais vous navé pas dévelopé le taureau de boukii

moustapha a dit…

bonjour je m'appeles moustapha j'aimerais que vous m'aidiez j'ai un exposé sur: le personnage de khary gaye dans les nouveaux contes d'Amadou Koumba de Birago Diop c'est à presenter ce 28 MAI malgrè que c'est un jour de férié

djibril soumare a dit…

bonjour je mappelle djiby jaimerai vs maidè jai un exposeè ce vendredi sur samba-de-la-nuit de birago diop