mardi 4 juin 2024

Introduction pour un sujet sur le roman

Sujet : Lautréamont déclare : « Le roman est un genre faux, parce qu’il décrit les passions pour elles-mêmes : la conclusion morale est absente. »

En vous appuyant sur des exemples pertinents, soulignez d’abord que le propre du genre romanesque est de rapporter simplement une aventure fictive ; ensuite, vous prouverez qu’il revêt une dimension instructive, et pour finir, vous direz ce qui vous semble fondamental dans tout roman.

 

Le roman est un genre littéraire très récent par rapport à des genres dits nobles comme le théâtre et la poésie. S’il a conquis de nombreux écrivains et des lecteurs c’est, en partie, grâce à la fiction ; une histoire inventée. Ce genre n’est pas donc pris au sérieux, si bien que Lautréamont va déclarer qu’il est « faux, parce qu’il décrit les passions pour elles-mêmes : la conclusion morale est absente. » Cela vaudrait-il dire que la fiction romanesque ne peut avoir aucune intention morale ? Il s’agira d’expliquer en quoi le roman est une aventure fictive, puis nous prouverons qu’il peut néanmoins contenir des leçons instructives. Enfin, nous verrons les fondamentaux dans une œuvre romanesque quel qu’il soit.

Le théâtre (suite)

(suite du cours)

a) Le langage théâtral

La réplique : une prise de parole d’un personnage dans une conversation.

Le monologue ; une prise de parole d’un personnage qui se trouve seul sur scène. Le personnage exprime un dilemme devant une décision à prendre, explique une action ou une situation, ou bien il dévoile au public son projet, son intention.

La tirade : il s’agit d’une prise de parole pendant un long moment. Le personnage expose des arguments ou expriment ses sentiments.

L’aparté : Le personnage s’isole sur scène pour communiquer au public son projet ou le fond de sa pensée. Une didascalie signale la présence de cette convention théâtrale “à part”.

La stichomythie : échange de répliques brèves pour traduire une tension et un rapport de force.

La didascalie : texte destiné à la mise en scène, donc que les personnages ne prononcent pas.

La double énonciation : la réplique d’un personnage est destinée à la fois aux personnages présents sur scène, mais aussi au public pour qu’il suive l’action de la pièce.

b) La structure d’une pièce

La pièce est composée d’actes. Un acte, c’est une grande étape dans l’intrigue théâtrale, et c’est l’occasion de changer de décor ou de lieu.

Les actes sont subdivisés en scène. Une scène équivaut à une entrée ou une sortie de personnage de la scène.

L’exposition présente le lieu, l’époque, les personnages principaux et l’action de la pièce.

Le nœud correspond au moment où l’action se mue en problème.

Les péripéties sont les différents événements qui font avancer l’action.

Le coup de théâtre est un événement inattendu qui vient dénouer momentanément le problème. Souvent, il s’agit d’un personnage qui arrive pour changer la situation.

Le dénouement d’une pièce de théâtre est le moment de la résolution qui met fin à l’action.

3. Idées sur le théâtre

Aristote : le théâtre est une mimésis, une imitation de la vie.

Dans la préface de Tartuffe, Molière déclare : « L’emploi de la comédie est de corriger les vices des hommes. (…) Les plus beaux traits d’une sérieuse morale sont moins puissants, le plus souvent, que ceux de la satire ; et rien ne reprend mieux la plupart des hommes que la peinture de leurs défauts. »

L’œuvre d’art tragique veut susciter la pitié et de la terreur à travers la représentation du réel. C’est ainsi que la pièce tragique permet d’améliorer.

mercredi 1 mai 2024

Le paragraphe argumentatif

 

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Le romancier : entre réalisme et subjectivité

Critères de réalisme dans un roman

Il s’agit de propose une expression impersonnelle, un langage objectif, le travail, une copie du réel. Bref, l’écrivain réaliste doit être fidèle à ce qu’il observe.

 

Peindre une réalité pure impossible

L’écrivain réaliste étant un artiste, il doit faire preuve d’artifice, de fantaisie dans sa création. Il a recours à sa sensibilité exacerbée, à sa vision personnelle, à son tempérament, son originalité.

 

 - décrire les détails de la vie quotidienne, de la culture, des coutumes et des relations sociales.

- le héros est un individu ordinaire avec ses défauts, ses qualités, proche du lecteur.

Meursault est un homme ordinaire, simple qui aime les plaisirs de la vie, il a les besoins communs que le lecteur : « Marie est venue, j'ai eu très envie d'elle »

- les questions sociales telles que la pauvreté, la corruption, l'amour, la violence, le suicide, le racisme, l’exclusion, les classes sociales, la justice sont abordées.

- le style est simple et respecte les niveaux de langues de la société dépeinte : chaque milieu social a son propre vocabulaire ; chaque catégorie professionnelle, son vocabulaire spécialisé.

- l’histoire racontée est ancrée dans un contexte historique précis avec des toponymes et des références temporelles précises.

- le fait divers réel peut être à l’origine du réalisme dans le roman.

- la documentation de l’auteur alimente son roman. Cela donne du crédit à son réel, car les informations dans le roman sont exactes.

Avant de décrire Madame Bovary se suicidant à l’arsenic, Gustave Flaubert a dû se renseigner sur les symptômes de ce poison pour coller à la réalité.

 - l’effacement du narrateur par l’adoption un narrateur externe témoin donne l’impression au lecteur qu’il est en face de ce qui se passe.

- Il varie les points de vue pour offrir une image complète de la réalité. Il évite de ce fait le parti pris qui nuirait à l’objectivité, et permet au lecteur qui voit la scène sous différents angles de se faire son opinion.

 

 - Le romancier peut traduire sa perception en créant ses personnages. Il puise dans ses propres sentiments, ses propres expériences, sa sensibilité pour composer son héros.

Flaubert aurait dit cette formule apocryphe « Madame Bovary, c’est moi ». Une façon de montrer que certaines caractéristiques de l’héroïne de son œuvre s’inspirent de sa propre vie.

- Une action simplifiée du réel prouve que le romancier a opéré à des choix, ce qui exclut de facto son objectivité.

- Le romancier est subjectif. Il connaît le réel mais il propose une réalité autre, vraisemblable.

Le surréaliste Louis Aragon soutient : « L’art du romancier est de savoir mentir mais mentir en créant l’illusion de vérité ».

Rousseau affirme dans ses Confessions « Je me suis montré tel que je fus …j’ai dévoilé mon intérieur tel que tu l’as vu… » : le roman devient ainsi une autobiographie. Mais, il livre des souvenirs selon sa sensibilité ou sa subjectivité, ce qui peut nuire à la véracité de son histoire.

- le roman n’est que l’illusion de la réalité. Maupassant faisait remarquer, dans sa préface à Pierre et Jean, que « les Réalistes de talent devraient s’appeler plutôt des Illusionnistes »

- le romancier se cache derrière un ou des personnages pour dire ses idées, ses intentions. Pourquoi certains lecteurs ont pensé, à tort, que le roman Une si longue lettre est une autobiographie. Qu’est-ce qui pourrait provenir d’elle, caution de la présence de la sensibilité et des engagements personnels de l’auteure Mariama Ba ?

Pour Camus, le romancier aussi écrit suivant ses intentions, son désir comme le dit « le monde romanesque n’est que la correction de ce monde-ci, suivant le désir profond de l’homme. »

- le roman peut proposer un réel purement imaginaire.

- Un univers repensé, comme le sent le créateur du roman, en l'occurrence le romancier.

Le cas de l’utopie dans le roman montre que le romancier choisit de peindre un monde tel qu’il le désire, c’est-à-dire tel qu’il voudrait que le sien exagérément soit. Voir l’Abbaye de Thélème dans Gargantua de Rabelais.

 

 


mardi 26 mars 2024

Correction résumé : la reformulation

 Exercice 1 : Reformule le passage souligné en utilisant un ou deux mots. (4 pts)

Tandis qu'il marchait, il chantait une complainte.

-           En marchant, il chantait une complainte.

L'étudiant qui n'était pas présent ce jour-là n’a pas bénéficié de renforcement.

-           L’étudiant absent est privé de renforcement.

Lorsque le laboureur est fatigué de marcher, il enfourche son cheval pour aller plus vite.

Étant fatigué de marcher, le Laboureur prend son cheval.

Cet appareil est à l’épreuve des chocs les plus violents.

Cet appareil est…………...

Exercice 2 : Réduis en reformulant chaque énoncé au nombre de mots entre parenthèses. (4 pts)

Cet édifice d’une vingtaine d’étages a été construit par un expert du bâtiment. (5 ou 6 mots)

Un architecte construisit cet immeuble.

Les services sanitaires ont entrepris cette année une campagne destinée à éviter à la population de contracter la maladie. (9 mots)

Les médecins sensibilisèrent la population sur cette maladie.

Exercice 3 : Reformule ces phrases en une seule en deux étapes. (4 pts)

a) Propose le connecteur approprié pour relier ces deux phrases.

L’élève a obtenu une bonne note parce qu’il a révisé sa leçon. Donc le proviseur et le censeur lui ont donné une récompense.

b) Puis reformule-les en une seule phrase de sorte à se retrouver avec au maximum 6 mots.

L’administration récompensa le meilleur élève.

Exercice 4 : Réponds aux questions proposées. (8 pts)

      Le cheval sert dans la culture des champs en milieu rural. Il traine la charrue qui creuse les sillons. Lorsque le laboureur est fatigué de marcher, il l'enfourche pour aller plus vite. Aujourd’hui, cet animal domestique participe au décor des villes, et assure le transport de certaines marchandises. Par temps de manque de véhicule, le cheval attelé à une calèche fait office de moyen de locomotion. L'utilité de cette bête de somme est indéniable.

a) quel est le thème du texte ? relève des mots qui justifient ta réponse. (2 pts)

Le thème : le cheval

« Cheval », « animal », « bête « 

b) Propose un résumé de ce texte entre 18 et 24 mots. (les passages barrés ne seront pas pris en compte dans le résumé) (6 pts)

Destiné à la culture, le cheval sert aussi au transport. Mais actuellement en ville, il participe au décor.

 

lundi 25 mars 2024

Le Classicisme dans le 17ème siècle

Introduction

 Le baroque se développe dans un contexte politique et religieux instable. En effet, les jésuites mettent en place la Contre-Réforme catholique contre les protestants qu’ils persécutent. Cette instabilité est traduite dans le mouvement baroque qui offre une vision du monde marquée par le mouvement permanent, l’inconstance de l’homme, les sentiments éphémères, la fuite du temps. Les thèmes favoris sont l’amour, la mort, le rêve.

Par ailleurs, la Préciosité est née dans les salons et exprime un idéal social et artistique. Elle est caractérisée par le raffinement et la galanterie. Ce sont des femmes comme Mlle de Scudéry qui créent ce courant.

Mais le Classicisme va dominer ce siècle en France.

1.    Le contexte socio-culturel

Le 17ème siècle en France fut marqué des différends religieux. Au sortir de la guerre des religions au siècle précédent, voilà que surgit l’opposition entre les jésuites qui affirment que l’homme est responsable de son salut par ses actes, alors que pour les jansénistes, seul Dieu choisit ses élus. Ces derniers furent condamnés et leur ordre fut persécuté.

Au plan politique, on assiste à la domination du roi Louis XIV, « Roi-Soleil ». Il accède au pouvoir en 1661, et impose la monarchie absolue où le roi détient tous les pouvoirs et prive les nobles de leur poids politique. Il se considère comme un représentant de Dieu sur Terre.

Sur le plan social, les bourgeois profitant du même enseignement religieux que les aristocrates bénéficient de la même culture gréco-romaine; de plus il profite de la dévalorisation de la haute bourgeoisie par le roi Louis XIV. Ces deux classes sont ainsi mises en scène dans les œuvres littéraires classiques.

Au plan littéraire, on assiste à la création de l'Académie française par Richelieu en 1634.

2.    Le Classicisme

Le courant classique, à l’image de l’humanisme, veut améliorer l’homme en imitant les anciens savants de l’antiquité. Mais, au lieu de le pourvoir de savoir seulement, le Classicisme veut façonner les comportements de l’homme universel.

Il veut mener ce projet par des œuvres qui cherchent à « plaire et instruire ». Cela est facilité par le mécénat instauré par le roi, et qui consiste à assister les artistes en leur donnant une pension.

A la fin, il s’agissait de construire « l’honnête homme » qui devait être simple, courtois, instruit, sociable, galant. Pour cela, il fallait peinture les passions et les sentiments, qui dominent l’homme. La vérité et la nature deviennent les maître-mot du mouvement.

Molière dans la Critique de L' École des Femmes dit : « Lorsqu'on peint les hommes, il faut peindre d'après nature ».

La Fontaine affirme qu’« Il ne faut pas quitter la nature d'un pas ».

Boileau, dit : « Que la nature donc soit votre étude unique », il ajoute « Rien n'est beau que le vrai, le vrai seul est aimable. »

Les auteurs adoptent des genres littéraires variés. Ils instaurent aussi des règles théorisées par Nicolas Boileau dans son Art poétique. Dans le théâtre, il y a trois grandes règles contraignantes : la règle des trois unités, (de temps, de lieu, d’action), la règle de bienséance et celle de la vraisemblance. Le but de la tragédie est ainsi de purger l’homme de son excès de passion, par la catharsis : il faut susciter la peur et la pitié pour purifier le public de ses excès de passion.

Dans la comédie, la seule règle était de plaire « castigat ridendo mores » c’est-à-dire « corriger les mœurs en faisant rire ». 

Les moralistes, eux, peignent des comportements pour donner des leçons dans une argumentation indirecte.

3.  La querelle des anciens et des modernes

La querelle des anciens et des modernes marquera la fin du classicisme et annoncera le siècle des Lumières.

Les « Modernes » comme Pierre Corneille, Charles Perrault et Pierre Fontenelle s’opposent aux Anciens qui prennent modèle les auteurs grecs et latins, à l'image de Jean de La Fontaine ou de Jean Racine.

Conclusion

On voit que le 17ème siècle est riche de ses courants, qui s’opposent et se font parfois écho. Mais le classicisme domine de loin car il a un but plutôt universel qui est favorisé l’ « étiquette » et le fait de vouloir éduquer, voire de façonner un type d’individu à la mode à l’époque. L'ordre, la simplicité, l'équilibre, la sobriété, l'harmonie, le sens de la mesure sont à l’origine de cet honnête homme sociable qui est capable de dominer ses passions pour éviter de succomber aux excès. Il n’est sujet à aucune passion, car il est modéré, pondéré et réfléchi. Citons Boileau Chant III de l’Art poétique pour résumer :

« Hâtez-vous lentement ; et, sans perdre courage,

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :

Polissez-le sans cesse et le repolissez ;

Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. »,

 

« N'offrez rien au lecteur que ce qui peut lui plaire

Ayez pour la cadence une oreille sévère. »

« Le vers le mieux rempli, la plus noble pensée

Ne peut plaire à l'esprit quand l'oreille est blessée. »

 

« Surtout qu'en vos écrits, la langue révérée

Dans vos plus grands excès vous soit toujours sacrée. ».

 


 

lundi 18 mars 2024

TSQ : correction et guide aux réponses

     Le pays des Diallobé n’était pas le seul qu’une grande clameur eut réveillé un matin. Tout le continent noir avait eu son matin de clameur.

Etrange aube ! Le matin de l’occident en Afrique noire fut constellé de sourires, de coups de canon et de verroteries brillantes. Ceux qui n’avaient point d’histoire rencontraient ceux qui portaient le monde sur leurs épaules. Ce fut un matin de gésine. Le monde connu s’enrichissait d'une naissance qui se fit dans la boue et dans le sang.

Ceux qui avaient combattu et ceux qui s’étaient rendus, ceux qui avaient composé et ceux qui s’étaient obstinés se retrouvèrent le jour venu, recensés, répartis, classés, étiquetés, conscrits, administrés. Seulement combattre. Ils étaient étranges. S’ils savaient tuer avec efficacité, ils savaient aussi guérir avec le même art. Où ils avaient mis du désordre, ils suscitaient un ordre nouveau. Ils détruisaient et construisaient. On commença, dans le continent noir, à comprendre que leur puissance véritable résidait, non point dans les canons du premier matin, mais dans ce qui suivait ces canons. Ainsi, derrière les canonnières, le clair regard de la Grande Royale des Diallobé avait vu l’école nouvelle.

L’école nouvelle participait de la nature du canon et de l’aimant à la fois. Du canon, elle tient son efficacité d’arme combattante. Mieux que le canon, elle pérennise la conquête. Le canon contraint les corps, l’école fascine les âmes. Où le canon a fait un trou de cendre et de mort et, avant que, moisissure tenace, l’homme parmi les ruines n’ait rejailli, l’école nouvelle installe sa paix. Le matin de la résurrection sera un matin de bénédiction par la vertu apaisante de l’école.

                                                                 Cheikh Hamidou KANEL’aventure ambiguë, 1961

1. Comment formuler un titre ?

Le titre est formulé avec un mot ou une expression. Celle-ci est néanmoins beaucoup explicite.

Un exemple :

L’école, une arme coloniale – L’école ou la force militaire – La domination par l’école

NB. Dans ces titres, on note le thème et son rôle (ce que l’auteur expose)

2. Comment rédiger une situation ?

Il y a deux niveaux à prendre en compte : La contextualisation et la présentation du texte.

-          Pour la contextualisation, on peut partir d’un contexte historique, littéraire ou idéologique, d’un thème traditionnel dans la littérature, d’un aspect particulier de l’écriture littéraire, etc.

-          Pour la présentation du texte, une phrase doit énoncer des informations telles que le titre du texte entre guillemets, le titre de l’œuvre à souligner, le nom de l’auteur, la date de publication. Il faut si besoin en est, situer le passage dans l’œuvre ou préciser sa place par rapport à d’autres passages.

Un exemple :

L’école étrangère a joué un rôle de premier plan dans le système colonial. Elle a permis de former des cadres africains à la solde du maître blanc, mais aussi elle a servi à l’assimilation de certains noirs. Aussi l’école est-elle diversement appréciée par les romanciers. On retrouve ce thème dans cet extrait du roman de Cheikh Hamidou KANE L’aventure ambiguë paru en 1961.

3. Comment formuler une idée générale ?

L’idée générale (ou problématique s’il s’agit d’exprimer l’enjeu du texte sous forme de question directe ou indirecte) répond à des questions en rapport avec l’intention de l’auteur et l’effet de son texte sur son destinataire, en l’occurrence parfois le lecteur.

·         Il est bon de préciser le type de texte, les énonciateurs (qui parle ? à qui ?), le motif (de quoi ?), la tonalité (pourquoi ?), le style (comment ?).

Un exemple :

Dans cet extrait, Le narrateur nous raconte comment l’école étrangère a permis une conquête délicate et sournoise de l’Afrique en la comparant à la force militaire dont l’action est brutale et éphémère.

4. Le champ lexical et son utilité

Le champ lexical est composé de mots qui renvoient à la même réalité et pouvant appartenir à diverses classes grammaticales ; et on y trouve des synonymes, mots de même famille, etc.

Un exemple :

·         On identifie le champ lexical de la violence (ou de la destruction) : "coups de canon",  "sang", "combattu", "combattre", "guérir", "désordre", "détruisaient", "canons", "canonnières", "arme", "combattante", "conquête", "contraint", "cendre", "mort", "ruines"

·         On identifie le champ lexical de la naissance, de la renaissance (ou de renouveau) : "matin", "aube", "gésine", "naissance", "nouveau", "construisaient", "commença", "nouvelle", "rejailli", "résurrection"

NB. Il faut respecter les guillemets et les virgules qui isolent les mots. Ces deux champs lexicaux permettent de saisir l’opposition entre la capacité de destruction de la colonisation et le désir d’asseoir une domination durable.

5. Les figures de style et leur interprétation

Pour identifier une figure, il faut considérer sa définition qui donne les caractéristiques pour sa reconnaissance dans un texte. Ainsi, dès qu’on remarque un outil qui permet d’établir une ressemblance ou une différence entre deux réalités, on peut penser à la comparaison ; on pense à l’hyperbole, à l’accumulation dès qu’on soupçonne une amplification ; alors qu’une opposition est établie par une antithèse, une ironie ou un oxymore par exemple.

Quant à l’effet – la raison de son recours –, il faut essayer de trouver ce qui est sous-entendu par rapport au contexte fourni par le texte.

Un exemple :

Ainsi on a une accumulation (car des mots sont juxtaposés sans un souci d’ordre) « … le jour venu, recensés, répartis, classés, étiquetés, conscrits, administrés. »

Effet : Cette accumulation donne l’impression qu’on traite des personnes comme des espèces, des choses ou objets auxquels on attribue des identités pour mieux les contrôler, les soumettre. Bref, par cette figure, on remarque le désir de domination du blanc qui ne veut laisser aucun africain s’échapper.

6. L’analyse grammaticale

Les classes grammaticales fréquemment proposées à l’analyse sont : le nom (groupe nominal), le verbe, l’adjectif, le déterminant, le pronom, l’adverbe.

Le nom (ou le groupe nominal et le pronom) comme sujet, complément d’objet direct ou indirect, complément du nom, complément de l’adjectif, complément d’agent dans une phrase à la tournure passive, etc.

L’adjectif qualificatif épithète lié ou détaché, mis en apposition, attribut du sujet ou du complément d’objet.

Le déterminant – articles (le, la, un, des, l’), adjectifs possessifs (mon, ton, notre, vos, leurs), démonstratifs (ce, cet, ces), indéfinis (certains, aucun, nul quelques, tout), cardinaux (deux, trois, quatre), interrogatifs (quel, lequel), exclamatifs) détermine un nom.

7. Le vocabulaire :

-          Explication de mot ou d’expression

-          Le mot de même famille

-          Le synonyme

-          L’antonyme

-          L’homonyme

-          Le paronyme

8. Comment construire un paragraphe ? Pertinence, cohérence et expression correcte.

L’idée doit être argumentée (c’est-à-dire justifiée, explicitée avec des arguments) puis illustrée.

Il faut utiliser des connecteurs logiques et des reprises nominales et pronominales pour assurer la cohérence du bloc de paragraphe.

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Exercice de révision

  Le paresseux   Accablé de paresse et de mélancolie, Je rêve dans un lit où je suis fagoté, Comme un lièvre sans os qui dort dans un...