jeudi 26 janvier 2023

Illustration pour la poésie lyrique

Le poète peut exprimer sa nostalgie pour...

Senghor ressasse les souvenirs de son enfance dans le poème "Joal" extrait de Chants d'ombre. Il évoque les lieux et les personnes qui font le charme de sa terre natale : "l'ombre verte des vérandas", le roi, et "Kor Siga".


C'est la déception lors de son séjour à l'étranger, Rome, qui inspire à l'auteur de la Pléiade Joachim Bellay le poème " Heureux qui, comme Ulysse" tiré du recueil Regrets. Il exprime sa nostalgie par l'interrogation et l'anaphore " Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village (…) / Reverrai-je le clos de ma pauvre maison"


Le poète évoque sa douleur d'avoir perdu un être proche. 

C'est le cas Victor Hugo dont la plupart des poèmes du recueil poétique Les contemplations sont nourris par son expérience du deuil de sa fille Léopoldine. "Demain, dès l'aube" et " Ô je fus comme fou" témoignent de la douleur qui a habité le poète.


On peut convoquer notamment le poème des Méditations poétiques, " L'isolement " où l'écrivain romantique Lamartine clame son extrême solitude par un vers dont la portée peut être universelle " Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. "


La déception amoureuse est un motif fréquent dans la poésie


L'amour est le motif du poème " Quand vous serez bien vieille " dans Sonnets pour Hélène de Ronsard. Il se sert de son génie poétique pour supplier Hélène de l'aimer par un rappel de la condition humaine, c'est-à-dire du temps qui passe qui vieillit et enlaidit la femme.

vendredi 13 janvier 2023

Dissertation : mots clés et introduction

Sujet : « Le livre est l'ami de la solitude. Il nourrit l’individualisme libérateur

Questions

1/ Propose un synonyme pour chacun des mots et expression soulignés. (4 pts)

2/ Reformule l’opinion de l’auteur. (4 pts)

3/ Pose la question de la problématique. (4 pts)

4/ Rédige l’introduction de la dissertation. (8 pts)

 

samedi 10 décembre 2022

Texte : Les moutons de Panurge

 

 

Les moutons de Panurge

Dans le Quart livre, Pantagruel et ses compagnons sont partis à la recherche de la dive bouteille, une bouteille contenant une boisson divine. Au cinquième jour de leur voyage, ils croisent un navire marchand. La rencontre se passe bien, mais Panurge se dispute avec un marchand nommé Dindonnault. Ils se réconcilient, mais Panurge, n’ayant pas digéré les moqueries du marchand, lui achète un mouton, qu’il paye excessivement cher.

 

Soudain, je ne sais comment la chose arriva si vite, je n’eus le loisir de le considérer, Panurge, sans dire autre chose, jette en pleine mer son mouton criant et bêlant. Tous les autres moutons, criant et bêlant avec la même intonation, commencèrent à se jeter et sauter en mer à sa suite, à la file. C’était à qui sauterait le premier après leur compagnon. Il n’était pas possible de les en empêcher, comme vous connaissez le naturel du mouton, qui est de toujours suivre le premier, en quelque endroit qu'il aille. Aristote le dit aussi au livre 9 de L’Histoire des animaux, c’est l’animal le plus sot et inepte du monde.

Le marchand, tout effrayé de ce que devant ses yeux il voyait périr et noyer ses moutons, s'efforçait de les en empêcher et de les retenir autant qu’il le pouvait. Mais c'était en vain. Tous à la file sautaient dans la mer, et périssaient. Finalement, il en prit un grand et fort par la toison sur le tillac (1) du navire, pensant ainsi le retenir, et conséquemment sauver le reste aussi. Le mouton fut si puissant qu'il emporta dans la mer avec lui le marchand qui se noya, de la même façon que les moutons de Polyphème le Cyclope borgne emportèrent Ulysse et ses  compagnons hors de la caverne. Les autres bergers et gardiens en firent autant, les prenant les uns par les cornes, les autres par les pattes, les derniers par la toison. Tous furent pareillement emportés et noyés misérablement en mer. Panurge, à côté de la cuisine, tenant un aviron (2) en main, non pour aider les bergers, mais pour les empêcher de grimper sur le navire et échapper au naufrage. Il les exhortait avec éloquence, comme s’il était un petit frère d’Olivier Maillard (3) ou un second frère Jean Bourgeois (4), leur démontrant par lieux de rhétorique (5) les misères de ce monde, le bien et le bonheur de l'autre vie, affirmant que les trépassés (6) sont plus heureux que les vivants dans cette vallée de misère, et promettant à chacun d'eux d’ériger un beau cénotaphe (7) et sépulcre (8) en leur honneur au plus haut du Mont-Cenis, à son retour du Lanternois. Il leur souhaitait néanmoins, au cas où vivre encore parmi les humains ne leur déplût pas et où il ne leur vînt pas à l’idée de se noyer, bonne aventure et rencontre de quelque baleine, laquelle au troisième jour les rendrait sains et saufs en quelque doux pays, à l'exemple de Jonas (9). [...] Une fois le bateau vidé du marchand et des moutons, Panurge demanda : « Reste-t-il ici une seule âme moutonnière ? Où sont ceux de Thibault l’Agnelet ? [...] Que t’en semble, frère Jean ?

— Tout est bien pour vous, mais vous auriez dû garder le paiement. L’argent serait resté dans votre bourse.

— J’en ai eu pour mon argent, répondit Panurge. »

François Rabelais, Quart Livre, Chapitre VIII, 1552.

 

Notes   :

1 – Le tillac : pont supérieur d’un navire. 2 – Aviron : rame. 3 – Olivier Maillard prédicateur célèbre par ses sermons sous Louis XI, Charles VIII et Louis XII. 4 – Jean Bourgeois : autre célèbre prédicateur. 5 – La rhétorique est l’art de bien parler et de convaincre avec éloquence. 6 – Les  trépassés : les morts. 7 – Cénotaphe : tombeau élevé à la mémoire d’un mort   et qui ne contient pas son corps. 8  - Sépulcre :  tombeau. 9 - Jonas, pris dans une tempête, passe trois jours dans le ventre d’une baleine (voir Le livre de Jonas dans L’Ancien Testament).

dimanche 20 novembre 2022

Champ lexical

Le champ lexical

Un champ lexical est l’ensemble des mots et expressions qui renvoient à un même domaine, à une même réalité.

Par exemple, les mots « arme », « armure », « fusil », « soldat », « mort », « sang », «champ de bataille » appartiennent au champ lexical de la guerre.

Par ailleurs, il est à noter que dans un texte, c'est le champ lexical qui détermine le thème. Dans le cas de notre exemple, on dira que le texte porte sur la guerre.

NB. Il faut toujours relever le champ lexical dominant d'un texte en mettant entre guillemets les mots qui le composent.

Attention ! Le champ lexical doit être générique par rapport à la liste de mots énumérés.

Les « branche », « forêt », « bûcheron », « bois », « rivière », « sentier » ne renvoient pas au champ lexical de l'arbre.

A quel champ lexical les rattachez-vous ?

 

 

jeudi 17 novembre 2022

Exercice TSQ

 

Je ne veux point fouiller au sein de la nature,

Je ne veux point chercher l'esprit de l'univers,

Je ne veux point sonder les abîmes couverts,

Ni dessiner du ciel la belle architecture.

 

Je ne peins mes tableaux de si riche peinture,

Et si hauts arguments ne recherche à mes vers :

Mais suivant de ce lieu les accidents divers,

Soit de bien, soit de mal, j'écris à l'aventure.

 

Je me plains à mes vers, si j'ai quelque regret :

Je me ris avec eux, je leur dis mon secret,

Comme étant de mon cœur les plus sûrs secrétaires.

 

Aussi ne veux-je tant les peigner et friser,

Et de plus braves noms ne les veux déguiser

Que de papiers journaux ou bien de commentaires.

 

            Joachim Du Bellay, Les Regrets, 1558.

 

1) Comment nomme-t-on la forme de ce poème ; justifie ta réponse. (1+1 pts)


2) Fais la partition syllabique des vers de la deuxième strophe. Puis identifie le type de vers employé  (2+1 pts)


4) Etudie les rimes de la première strophe. (1+1+1 pts) 


5) Qui parle dans ce poème ? A qui s’adresse-t-il ? Pourquoi ? (1+1+1 pts)


6) Dans quelle strophe repères-tu une comparaison ? Quels sont les deux éléments comparés ? (1+1 pts)


7) Donne la nature et la fonction des mots soulignés. (1+1 pts)


8) A quel genre littéraire appartient ce texte ? Justifie ta réponse. (1+1 pts)


9) Dans quelle strophe trouve-t-on le champ lexical des sentiments ? Relevez les mots qui le composent. (1+1 pts)


10) Quel rôle le poète attribue-t-il à la poésie ? Choisis la réponse appropriée. (1 pts)


     a- La poésie est inutile.

     b- La poésie sert à éduquer.

     c- La poésie est engagée.

     d- La poésie est consolatrice.

 

lundi 14 novembre 2022

Les figures de style (1)

1) Les figures de rapprochement

1. La comparaison


Elle établit un rapprochement entre deux réalités afin de les comparer en utilisant un outil de comparaison (comme, ressembler, pareil à, identique à, tel que, plus … que, moins … que, aussi … que, etc.)


Exemple : Cet athlète nage comme un poisson.


La comparaison est donc composé de trois éléments : un comparé ( athlète), un outil de comparaison (comme) et le comparant ( poisson). On peut y ajouter le motif de rapprochement - souvent non-dit - (bon nageur).


2. La métaphore


La métaphore rapproche deux réalités différentes par analogie (par ce qui les ressemble). C'est une comparaison sans outil de comparaison.


Exemple : Cet athlète est un poisson.


La métaphore peut se présenter autrement ; sans le comparé parfois.

Exemple : Ce poisson des bassins est triple vainqueur olympique.


Parfois, c'est le comparant qui est le verbe.

Exemple : La mer galope vers la plage. (On voit ici que la vague est rapprochée à un cheval)


On parle de métaphore filée lorsque l'auteur continue la métaphore dans un paragraphe ou dans le texte.


3. La personnification


Elle consiste à donner les traits d'une personne à une chose ou une idée.


Exemple : La Nature dormait profondément.


4. L'allégorie


Elle utilise une chose concrète pour représenter une idée, afin de la rendre moins abstraite.


Exemple : Le temps mange la vie. (Le temps représenté sous les traits d'une réalité concrète).


Exemple : Je vis cette faucheuse… (pour représenter la Mort).

dimanche 13 novembre 2022

Correction_versification 23

1- Soit  le vers : Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

Je / fais / sou / vent / ce / rê / v (e) é / tran /g (e) et / pé / né / trant.

Réponse : vrai

2- Un e muet (caduc) associé aux terminaisons « -e », « -es », « -ent » ne compte pas comme

une syllabe quand il est...

Réponse : A la fin du vers

3- Un vers de huit syllabes est appelé... 

Réponse : un octosyllabe

4- La prononciation en deux syllabes distinctes de deux voyelles successives d'un même mot

s'appelle...

Réponse : diérèse

5- Lisez cet alexandrin et dites sur quel mot on note une diérèse :

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige.

Réponse : violon

6- Sur quel mot note-t-on une diérèse dans ces deux vers : 

1. Et quand viendra l’hiver aux neiges monotones,

2. Je fermerai partout portières et volets

Réponse : por/ti/ères

7- Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,

Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,

Par delà le soleil, par delà les éthers,

Par delà les confins des sphères étoilées,

La rime (vallées/étoilées) est ...

Réponse : suffisante

8- Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,

Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,

Par delà le soleil, par delà les éthers,

Par delà les confins des sphères étoilées,

La rime (vallées/étoilées) est ...

Réponse : féminine

9- Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,

Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,

Par delà le soleil, par delà les éthers,

Par delà les confins des sphères étoilées,

La rime (mers/éthers) est ...

Réponse : suffisante

10- Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,

Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,

Par delà le soleil, par delà les éthers,

Par delà les confins des sphères étoilées,

La rime (mers/éthers) est ...

Réponse : masculine

11- On parle de rejet quand la fin d’un groupe syntaxique est situé...

Réponse : Au début du vers suivant

12- Quel procédé rythmique notez-vous dans ces vers ?

Le Loup, par ce discours flatté,

S’approcha. Mais sa vanité

Lui coûta quatre dents : le Cheval lui desserre

Un coup ; et haut le pied. Voilà mon loup par terre

Réponse : rejet

Astuce : les deux premiers vers sont des octosyllabes ; et le verbe " S’approcha" qui se trouve au début de l'octosyllabe du deuxième vers appartient au vers précédent. D'ailleurs son sujet est "le loup".

13- Quel procédé rythmique notez-vous dans ces vers ?

Après quelques moments, l’appétit vint : 

L’Oiseau, s'approchant du bord, vit sur l’eau

Réponse : rejet

14- Quel procédé rythmique notez-vous dans ces vers ?

Un pauvre Bûcheron tout couvert de ramée, / Sous le faix du fagot aussi bien que des ans /

Gémissant et courbé marchait à pas pesants,

Réponse : enjambement

15- Quel procédé rythmique notez-vous entre ces deux vers ?

Je détournai les yeux et m'en allai : la teinte

Où le ciel gris noyait mes songes, s'assombrit

Réponse : contre-rejet

Astuce : Soyez attentif à la ponctuation qui isole le mot à la fin du premier vers (ici ce sont les deux points). "la teinte" appartient à la phrase du vers suivant : on a donc un contre-rejet.

16- C'est la répétition d'un son vocalique ( voyelle). 

Réponse : assonance

17- C'est la répétition d'un son consonantique. 

Réponse : allitération

18- Dans le vers suivant, nous notons :  

Un effroyable cri sorti du fond des flots.

Réponse : allitération en [f]

Astuce : Si dans un énoncé, l'auteur fait entendre avec insistance un son, on parle d'assonance pour une voyelle et d'allitération pour une consonne.

Exemple : Ton thé t'a-t-il ôté ta toux.

On note une allitération en [t].











Exercice de révision

  Le paresseux   Accablé de paresse et de mélancolie, Je rêve dans un lit où je suis fagoté, Comme un lièvre sans os qui dort dans un...