jeudi 7 novembre 2024

Questions sur le texte « Le paresseux »

Questions

1. Qui a écrit ce poème ? A qui ? Relève le mot qui représente chaque interlocuteur.

2) Donne la définition des mots soulignés en jaune

3) Relève une comparaison.

4) a- Fais le décompte des syllabes des vous 1,2,3. 

     b- Quel type de vers est employé ? 

5) Cite dans ce texte 2 vers reliés par un enjambement.

6) Copie le vers sur ta feuille et mets les accents et les coupes pour le vers 9.

7) Relève un mot prononcé en synérèse dans la 1re strophe.

Quel procédé métrique trouve t-on au vers 5? 

8) Etudie les rimes de la 1re strophe en donnant la disposition, la qualité et le genre des rimes.

9) Fais l'analyse logique de la phrase contenue dans Be strophe 

10) Donne la nature et la fonction des mots souligne en rouge 

11) Dans un court paragraphe, explique ce que tu penses de cet éloge du poète


TSQ poésie "Le paresseux"

Le paresseux


Accablé de paresse et de mélancolie,

Je rêve dans un lit où je suis fagoté,

Comme un lièvre sans os qui dort dans un pâté,

Ou comme un Don Quichotte en sa morne folie.


Là, sans me soucier des guerres d'Italie,

Du comte Palatin, ni de sa royauté,

Je consacre un bel hymne à cette oisiveté

Où mon âme en langueur est comme ensevelie.


Je trouve ce plaisir si doux et si charmant,

Que je crois que les biens me viendront en dormant,

Puisque je vois déjà s'en enfler ma bedaine,


Et hais tant le travail, que, les yeux entrouverts,

Une main hors des draps, cher Baudoin, à peine

Ai-je pu me résoudre à t'écrire ces vers.


                  M. G. de Saint-Amant, Œuvres, 1631.


jeudi 31 octobre 2024

Poème romantique

"Sonnet d'Arvers"

Mon âme a son secret, ma vie a son mystère :
Un amour éternel en un moment conçu ;
Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire,
Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.

Hélas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu,
Toujours à ses côtés et pourtant solitaire ;
Et j'aurai jusqu’au bout fait mon temps sur la terre,
N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.

Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre,
Elle ira son chemin, distraite, et sans entendre
Le murmure d'amour élevé sur ses pas.

A l'austère devoir pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle :
"Quelle est donc cette femme ? " et ne comprendra pas !

                 Fèlix Arvers, Mes heures perdues, 1833.

vendredi 25 octobre 2024

Exercice sur un texte poétique "Sonnet d'Arvers"

Questions (pour le poème « Sonnet d’Arvers »)

1) En quoi ce poème est-il un sonnet ?

2) Le texte traite du thème de l’amour.  

a- relève les mots qui renvoient au champ lexical de ce thème.

b- relève des mots qui évoquent ce thème par connotation.

3) Qui parle dans ce texte ? A qui s’adresse-t-il ? De qui parle-t-il ? Identifie les mots qui les désignent. Précise la nature grammaticale de chaque mot.

4) Propose un groupe nominal comme titre approprié pour les quatrains d’une part et pour les tercets d’autre part.

5) Quelle est la sonorité dominante dans le premier tercet ? Dis s’il s’agit d’une assonance ou d’une allitération, puis relève les mots sur lesquels on les entend.

6) Recopie les vers du dernier tercet

a- délimite les syllabes.

b- identifie le mot où on note un procédé métrique dont tu préciseras le nom.

7) Étudie les rimes de la première strophe en donnant la disposition, les qualités et les genres des rimes.

8) Quel procédé rythmique a permis de relier les vers 10 et 11 ?

9) Caractérise le rythme du vers 10. Explique comment ce rythme évoque l’insouciance, l’inconscience voire l’indifférence.

10) Donne la nature et la fonction des mots et groupes de mots suivants : sans espoir (vers 3), le (taire), la terre (vers 8), distrait (vers 10), tout (vers 13)

11) Fais l’analyse logique de la phrase contenue dans la troisième strophe.

12) Qu’apprend-on avec l’emploi du futur dans la strophe 2 ?

13) Relève pour les figures de style suivantes les vers correspondants : le parallélisme, l’hyperbole, l’antithèse, l’euphémisme.

14) Sous forme d’un paragraphe argumentatif d’une dizaine de lignes, explique ce que tu penses être sous-entendu dans ce poème en citant des passages pour les justifications.

 

jeudi 6 juin 2024

Texte à étudier

Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature; et cet homme, ce sera moi.

Moi seul. Je sens mon cœur, et je connais les hommes. Je ne suis fait comme aucun de ceux que j'ai vus; j'ose croire n'être fait comme aucun de ceux qui existent. Si je ne vaux pas mieux, au moins je suis autre. Si la nature a bien ou mal fait de briser le moule dans lequel elle m'a jeté, c'est ce dont on ne peut juger qu'après m'avoir lu.

Que la trompette du jugement dernier sonne quand elle voudra, je viendrai, ce livre à la main, me présenter devant le souverain juge. Je dirai hautement : Voilà ce que j'ai fait, ce que j'ai pensé, ce que je fus. J'ai dit le bien et le mal avec la même franchise. Je n'ai rien tu de mauvais, rien ajouté de bon; et s'il m'est arrivé d'employer quelque ornement indifférent, ce n'a jamais été que pour remplir un vide occasionné par mon défaut de mémoire. J'ai pu supposer vrai ce que je savais avoir pu l'être, jamais ce que je savais être faux. Je me suis montré tel que je fus : méprisable et vil quand je l'ai été; bon, généreux, sublime, quand je l'ai été : j'ai dévoilé mon intérieur tel que tu l'as vu toi-même. Être éternel, rassemble autour de moi l'innombrable foule de mes semblables; qu'ils écoutent mes confessions, qu'ils gémissent de mes indignités, qu'ils rougissent de mes misères. Que chacun d'eux découvre à son tour son cœur au pied de ton trône avec la même sincérité, et puis qu'un seul te dise, s'il l'ose : je fus meilleur que cet homme-là.

Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, 1782

 


mardi 4 juin 2024

Introduction pour un sujet sur le roman

Sujet : Lautréamont déclare : « Le roman est un genre faux, parce qu’il décrit les passions pour elles-mêmes : la conclusion morale est absente. »

En vous appuyant sur des exemples pertinents, soulignez d’abord que le propre du genre romanesque est de rapporter simplement une aventure fictive ; ensuite, vous prouverez qu’il revêt une dimension instructive, et pour finir, vous direz ce qui vous semble fondamental dans tout roman.

 

Le roman est un genre littéraire très récent par rapport à des genres dits nobles comme le théâtre et la poésie. S’il a conquis de nombreux écrivains et des lecteurs c’est, en partie, grâce à la fiction ; une histoire inventée. Ce genre n’est pas donc pris au sérieux, si bien que Lautréamont va déclarer qu’il est « faux, parce qu’il décrit les passions pour elles-mêmes : la conclusion morale est absente. » Cela vaudrait-il dire que la fiction romanesque ne peut avoir aucune intention morale ? Il s’agira d’expliquer en quoi le roman est une aventure fictive, puis nous prouverons qu’il peut néanmoins contenir des leçons instructives. Enfin, nous verrons les fondamentaux dans une œuvre romanesque quel qu’il soit.

Le théâtre (suite)

(suite du cours)

a) Le langage théâtral

La réplique : une prise de parole d’un personnage dans une conversation.

Le monologue ; une prise de parole d’un personnage qui se trouve seul sur scène. Le personnage exprime un dilemme devant une décision à prendre, explique une action ou une situation, ou bien il dévoile au public son projet, son intention.

La tirade : il s’agit d’une prise de parole pendant un long moment. Le personnage expose des arguments ou expriment ses sentiments.

L’aparté : Le personnage s’isole sur scène pour communiquer au public son projet ou le fond de sa pensée. Une didascalie signale la présence de cette convention théâtrale “à part”.

La stichomythie : échange de répliques brèves pour traduire une tension et un rapport de force.

La didascalie : texte destiné à la mise en scène, donc que les personnages ne prononcent pas.

La double énonciation : la réplique d’un personnage est destinée à la fois aux personnages présents sur scène, mais aussi au public pour qu’il suive l’action de la pièce.

b) La structure d’une pièce

La pièce est composée d’actes. Un acte, c’est une grande étape dans l’intrigue théâtrale, et c’est l’occasion de changer de décor ou de lieu.

Les actes sont subdivisés en scène. Une scène équivaut à une entrée ou une sortie de personnage de la scène.

L’exposition présente le lieu, l’époque, les personnages principaux et l’action de la pièce.

Le nœud correspond au moment où l’action se mue en problème.

Les péripéties sont les différents événements qui font avancer l’action.

Le coup de théâtre est un événement inattendu qui vient dénouer momentanément le problème. Souvent, il s’agit d’un personnage qui arrive pour changer la situation.

Le dénouement d’une pièce de théâtre est le moment de la résolution qui met fin à l’action.

3. Idées sur le théâtre

Aristote : le théâtre est une mimésis, une imitation de la vie.

Dans la préface de Tartuffe, Molière déclare : « L’emploi de la comédie est de corriger les vices des hommes. (…) Les plus beaux traits d’une sérieuse morale sont moins puissants, le plus souvent, que ceux de la satire ; et rien ne reprend mieux la plupart des hommes que la peinture de leurs défauts. »

L’œuvre d’art tragique veut susciter la pitié et de la terreur à travers la représentation du réel. C’est ainsi que la pièce tragique permet d’améliorer.

Exercice de révision

  Le paresseux   Accablé de paresse et de mélancolie, Je rêve dans un lit où je suis fagoté, Comme un lièvre sans os qui dort dans un...