samedi 15 juin 2019

Prépa bac : Exercice sur un sujet 2 (Roman)



Sujet : « Si tu veux être philosophe, écris des romans. », affirme ainsi Albert Camus
Vous montrerez que le roman, comme le pense Camus, est un moyen d’exposer des idées capables de faire changer le monde ; puis vous prouverez que ce genre n’a pourtant jamais cessé d’être un réservoir de sentiments parfois dangereux pour certains lecteurs.

EXERCICE : Nous fournissons une idée pour chaque partie afin de vous montrer ce qu’on attend de vous face à un tel sujet.
Faites un plan détaillé à l’image de celui que nous vous avons proposé dans le cours antérieur.  
CLIQUER ICI POUR LE REVOIR

I. Le roman traite d’idées capables de transformer le monde 
Le héros est dès fois un banc d’essai pour confirmer une thèse, une valeur, une pratique. Face au conformisme social et au cynisme des hommes, Meursault le personnage principal du roman L’étranger permet à Camus d’accuser l’absurdité du monde et des pratiques sociales.
Le roman nous fait découvrir la vie dans toute sa complexité. Il s’agit d’une critique des comportements des membres de la société.

II. Le roman contient des sentiments parfois dangereux pour les lecteurs influençables
Emma, à l'âge de 15 ans, moment où l'on est le plus influençable, s'est imprégnée d’histoires de ses lectures romanesques, et s’est fait une idée illusoire de la vie. Déçue par la réalité qui ne lui offre pas cette existence, elle se suicide. Flaubert donc met en garde le lecteur contre les histoires trop fictives et dénonce ces mauvais romans dans Madame de Bovary.







jeudi 13 juin 2019

Prépa bac : Exercice sur un sujet 1 (Littérature)


Sujet : Tout écrivain est, jusqu’à un certain degré, un séducteur qui, grâce à son style, à son langage, son habileté à construire, arrive à distraire, à captiver les lecteurs.
Vous montrerez que l’écrivain cherche à séduire son lecteur en le distrayant, ensuite vous analyserez sa capacité à le faire réagir durant les moments sérieux.

Pan détaillé

I. Comment l’écrivain devient-il un séducteur

1. l’écriture d’un univers enchanteur, envoûtant
Argument 1 :
Le style adopté, le registre de langue, le choix des personnages : le registre de langue varié utilisé (le familier, le courant ou soutenu pour plus de réalisme), le choix des mots, et d’une situation : les lecteurs s’y reconnaissent et sont saisis par le récit.
Le texte captive donc, car les lecteurs s’identifient aux personnages héroïques qui incarnent leurs rêves et leurs fantasmes.
Argument : le comique, l’humour et l’ironie pour divertir les lecteurs. (Faites un petit développement et un exemple ou citation pour illustrer. Cherchez par exemple du côté du théâtre ou de la fable)

2. Grâce à l’’esthétique, l’écriture peut affecter les émotions des lecteurs
Argument : L’écrivain doit rendre belle son œuvre, grâce à son style. Le poète symboliste Verlaine dans Art poétique écrit : «Car nous voulons la Nuance encor, / Pas la Couleur, rien que la nuance ! / Oh ! la nuance seule fiance / Le rêve au rêve et la flûte au cor ! ».
Argument 2 : (trouver un argument et développer à la manière de l’argument précédent) ………………………………………………………………………….

La transition : Certes l’écrivain est capable de charmer le lecteur, mais il lui arrive parfois de le révolter dans certaines circonstances.

II. L’écrivain peut amener le lecteur à se révolter

1. Une écriture repoussante qui permet à l’écrivain de scandaliser le lecteur
Argument 1 : le style de l’auteur peut être satirique, mordant. L’écrivain condamne les lecteurs afin de favoriser leur prise de conscience, par exemple : Le Cahier d’un retour au pays natal, dans lequel le poète n’est pas tendre avec les antillais en parlant de « la hideur de [leurs] plaies » dénonçant ainsi leur assimilation.
Argument 2 : (trouver un argument et développer à la manière de l’argument précédent) ………………………………………………………………………….

2. son but est de galvaniser, de pousser violemment parfois à la révolte
Argument 1 : l’écrivain agit sur les sentiments des lecteurs, y installe le doute, l’inquiétude, comme l’écrit Gide, l’écrivain doit inquiéter, et non tranquilliser.
Argument 2 : Dans la préface de L’Exil d’Alboury, Cheik Aliou Ndao fait remarquer : « Mon but est d’aider à la création de mythes qui galvanisent le peuple et porte en avant ». Le but de l’écrivain n’est nullement ici de séduire, encore moins de captiver, mais d’entraîner le lecteur vers la réaction.

EXERCICE
1. Complétez le plan détaillé.
2. Rédigez les paragraphes de chaque partie. 
NB: Utilisez à bon escient les connecteurs logiques pour assurer la cohérence des paragraphes. Aménagez un alinéa pour chaque paragraphe.

mardi 11 juin 2019

Prépa bac : L'aspect du paragraphe

Une dissertation est constituée de plusieurs paragraphes argumentatifs, dont il ne faut pas négliger l'aspect. Le paragraphe est le développement d'une idée par une argumentation et, si nécessaire, avec un ou des exemples.
L'exemple ne doit surtout pas être vague, c'est-à-dire que le professeur doit être en mesure de vérifier sa véracité.

Exercice: Argumentons l'idée suivante : faire découvrir une réalité au moyen de la fiction romanesque.






Même si le roman est une œuvre d’imagination, il reste qu’il a un lien avec la société. C’est ainsi que la réalité sociale inspire l’œuvre romanesque, tout comme celle-ci construit le savoir éducatif nécessaire à l’éducation des individus. Le lecteur de roman appréhende donc sa vie quotidienne par des conseils et mises en garde contenus dans la trame du récit. Dans le roman L’Etranger, Albert Camus se sert de son personnage et narrateur Meursault pour blâmer les erreurs de la société. Le romancier fait découvrir le lot tragique de tout homme face à sa propre société ; et il fait dire à Meursault à l’issue de son procès « les autres on les condamnerait un jour. » Ce qui est un avertissement à l’endroit du lecteur, mais aussi en même temps une accusation contre la société.


lundi 10 juin 2019

Prépa bac : Trouver des idées dans les textes

Science et romancier


« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » écrivait Rabelais en 1532, dans son livre Pantagruel. Plus tard Honoré de Balzac, dans son roman La Recherche de l’Absolu paru en 1834 va l’illustrer avec le personnage principal Balthazar Claës un bourgeois obsédé par la recherche de l’Absolu qui se lance dans le procédé chimique de création du diamant. Le chimiste Balthazar Claës fait partie des savants fous célèbres que nous a donnés la littérature du 19ème siècle.
On apprend qu’il pousse le projet de découvrir le processus qui préside à la cristallisation du carbone aux fins de produire en abondance de purs diamants.
Aidé de son fidèle valet, Claës s’engage dans ses expériences. Mois après mois, son comportement se métamorphose. Il délaisse peu à peu sa famille, perd le sens de la mesure, se néglige, dépérit. Il achète sans compter machines, équipements, verreries, produits chimiques, minéraux nécessaires à ses travaux. Pour financer ces dépenses exorbitantes, il hypothèque ses propriétés, dilapide sa fortune. On ne manque pas de le mettre en garde, de tenter de lui faire admettre qu’il « [marche] seul au milieu [d’] abîmes sans issue », mais il ne veut rien entendre.

« Assez, Balthazar ; tu m’épouvantes, tu commets des sacrilèges. Quoi ! mon amour serait…
– De la matière éthérée qui se dégage, dit Claës, et qui sans doute est le mot de l’Absolu. Songe donc que si moi, moi le premier ! si je trouve, si je trouve, si je trouve ! » En disant ces mots sur trois tons différents, son visage monta par degrés à l’expression de l’inspiré. « Je fais les métaux, je fais les diamants, je répète la nature, s’écria-t-il.
– En seras-tu plus heureux ? cria-t-elle avec désespoir. Maudite Science, maudit démon ! tu oublies, Claës, que tu commets le péché d’orgueil dont fut coupable Satan. Tu entreprends sur Dieu. »
Scène de la vie privée lorsqu’il paraît en 1834, Etude philosophique quand Balzac le republie en 1846, le livre superpose les deux dimensions car cette histoire d’une famille où le génie dévore tout jusqu’à la folie, où la passion provoque les plus grands malheurs domestiques, est aussi le roman de l’aventure scientifique et de la rêverie métaphysique d’un Grand Tout. Parce que l’Absolu, pour Claës, est la « substance commune à toutes les créations », il n’est pas l’alchimiste qu’a voulu voir Sainte-Beuve, mais ce savant solitaire qui, de l’alchimie, précisément, à la chimie, entend bien opérer le passage des temps anciens aux temps nouveaux – et la science moderne devient balzacienne.
Je parle pour les gens habitués à trouver de la sagesse dans la feuille qui tombe, des problèmes gigantesques dans la fumée qui s'élève, des théories dans les vibrations de la lumière, de la pensée dans les marbres, et le plus horrible des mouvements dans l'immobilité, je me place au point précis où la science touche à la folie...

Honoré de Balzac, Balthazar Claës ou la Recherche de l'absolu, 1834.



Le Docteur Pascal est le roman qui raconte l’histoire du docteur Pascal Rougon, un médecin à Plassans, lieu d’origine de la famille. Pascal est en rapport avec trois femmes qui jouent un rôle important dans l’action : sa nièce Clotilde, sa mère Félicité et sa servante Martine. Le projet de Pascal est d’étudier les lois de l’hérédité en observant les membres de sa propre famille, les Rougon-Macquart. Pour ce faire, il réunit tous les documents et renseignements disponibles pour les archiver et pour en tirer des conclusions concernant le fonctionnement de l’hérédité. Ces documents sont gardés dans une armoire, qui devient la cible de la volonté de destruction incarnée par Félicité. Celle-ci veut empêcher que son fils déshonore sa famille en réunissant et en publiant des documents qui sont en rapport avec les vices cachés et les défauts de chaque membre de la famille.


– Enfin ! répéta-t-elle tout bas, depuis trente ans que je veux et que j’attends !... Dépêchons, dépêchons, Martine ! aidez-moi !
Déjà, elle avait apporté la haute chaise du pupitre, elle y était montée d’un bond, pour prendre d’abord les papiers de la planche supérieure, car elle se souvenait que les dossiers se trouvaient là. Mais elle fut surprise de ne pas reconnaître les chemises de fort papier bleu, il n’y avait plus là que d’épais manuscrits, les œuvres terminées et non publiées encore du docteur, des travaux inestimables, toutes ses recherches, toutes ses découvertes, le monument de sa gloire future, qu’il avait légué à Ramond, pour que celui-ci en prît le soin. Sans doute, quelques jours avant sa mort, pensant que les dossiers seuls étaient menacés, et que personne au monde n’oserait détruire ses autres ouvrages, avait-il procédé à un déménagement, à un classement nouveau, pour soustraire ceux-là aux recherches premières.
– Ah ! tant pis ! murmura Félicité, il y en a tellement, commençons par n’importe quel bout, si nous voulons arriver... Pendant que je suis en l’air, nettoyons toujours ça... Tenez, réchappez, Martine !
Et elle vida la planche, elle jeta, un à un, les manuscrits entre les bras de la servante, qui les posait sur la table, en faisant le moins de bruit possible. Bientôt, tout le tas y fut, elle sauta de la chaise.
– Au feu ! au feu !... Nous finirons bien par mettre la main sur les autres, sur ceux que je cherche... Au feu ! au feu ! ceux-ci d’abord ! Jusqu’aux bouts de papier grands comme l’ongle, jusqu’aux notes illisibles, au feu ! au feu ! si nous voulons êtres sûres de tuer la contagion du mal !
Elle-même, fanatique, farouche dans sa haine de la vérité, dans sa passion d’anéantir le témoignage de la science, déchira la première page d’un manuscrit, l’alluma à la lampe, alla jeter ce brandon flambant dans la grande cheminée, où il n’y avait pas eu de feu depuis vingt ans peut-être ; et elle alimenta la flamme, en continuant à jeter, par morceaux, le reste du manuscrit.
Émile Zola, Le docteur Pascal, 1893.

Exercice de révision

  Le paresseux   Accablé de paresse et de mélancolie, Je rêve dans un lit où je suis fagoté, Comme un lièvre sans os qui dort dans un...