mercredi 8 avril 2020

Prépa bac : exemple d'introduction (à compléter)

Exercice sur l’introduction (annonce de plan)

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Sujet  : Pensez-vous que la poésie soit source de souffrance pour le poète ?
Vous montrerez que la souffrance du poète peut être liée à son rapport avec la société, ensuite vous examinerez que la souffrance est aussi source d’inspiration.


Complétez l'introduction de ce sujet en ajoutant l'annonce de plan.

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jeudi 12 mars 2020

Prépa bac : le TSQ sur le roman

Présentation de Vautrin


Entre ces deux personnages et les autres, Vautrin, l’homme de quarante ans, à favoris peints, servait de transition. Il était un de ces gens dont le peuple dit : Voilà un fameux gaillard ! Il avait les épaules larges, le buste bien développé, les muscles apparents, des mains épaisses, carrées et fortement marquées aux phalanges par des bouquets de poils touffus et d’un roux ardent. Sa figure, rayée par des rides prématurées, offrait des signes de dureté que démentaient ses manières souples et liantes. Sa voix de basse-taille, en harmonie avec sa grosse gaieté, ne déplaisait point. Il était obligeant et rieur. Si quelque serrure allait mal, il l’avait bientôt démontée, rafistolée, huilée, limée, remontée, en disant : Ça me connaît. Il connaissait tout d’ailleurs, les vaisseaux, la mer, la France, l’étranger, les affaires, les hommes, les événements, les lois, les hôtels et les prisons. Si quelqu’un se plaignait par trop, il lui offrait aussitôt ses services. Il avait prêté plusieurs fois de l’argent à madame Vauquer et à quelques pensionnaires ; mais ses obligés seraient morts plutôt que de ne pas le lui rendre, tant, malgré son air bonhomme, il imprimait de crainte par un certain regard profond et plein de résolution. À la manière dont il lançait un jet de salive, il annonçait un sang-froid imperturbable qui ne devait pas le faire reculer devant un crime pour sortir d’une position équivoque. Comme un juge sévère, son œil semblait aller au fond de toutes les questions, de toutes les consciences, de tous les sentiments. Ses mœurs consistaient à sortir après le déjeuner, à revenir pour dîner, à décamper pour toute la soirée, et à rentrer vers minuit, à l’aide d’un passe-partout que lui avait confié madame Vauquer. Lui seul jouissait de cette faveur.
                                                           Honoré de BalzacLe Père Goriot, chapitre I, 1835.

Questions
1 . Quel est type de texte a-t-on ? Justifiez par deux indices.
2. Quelle est la focalisation du texte, interne, externe ou omniscient ?
3. Délimitez le texte et donnez un titre à chaque partie.
4. Trouvez au moins un mot qui a une valeur péjorative, et dites ce qu’il connote ?
5. Quelle figure de style identifiez-vous dans ce passage "il l’avait bientôt démontée, rafistolée, huilée, limée, remontée,"? Expliquez son effet.
6. Analysez les mots soulignés dans le texte.
7. Faites l'analyse logique de la phrase suivante : "il annonçait un sang-froid imperturbable qui ne devait pas le faire reculer devant un crime pour sortir d’une position équivoque."
8. Expliquez le sens des mots "bonhomme" et "équivoque".
9. Relevez les deux champs lexicaux dominants et les termes qui les composent.
10. Proposez une introduction de commentaire avec le plan suivant : le portrait est réaliste, puis le caractère énigmatique du personnage.


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Prépa bac : le TSQ sur la poésie

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Chant d'automne (I) 

Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.

Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur
, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon cœur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.

J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.

Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.

                  Charles BaudelaireLes Fleurs du Mal, 1857.

Questions

1. a) Dites quel procédé métrique a permis d’obtenir des alexandrins aux vers 15 et 16. (1 pt)
    b) Puis étudiez le rythme de ces deux derniers vers. (2 pts)
2. Etudiez les rimes de la deuxième strophe (disposition - qualité - genre). (0,5+1+0,5 pts)
3. Quelle sonorité fait entendre les échos du choc aux vers 13 et 14 ? (1pts)
4. Comment s’appellent les figures de style présentes aux vers 5/6, 7, 11 et 12 ? (1+1+1+1 pts)
5. Le sentiment exprimé dans le poème est-ce la quiétudel’angoisse ou l’admiration ? Justifiez votre réponse en relevant le champ lexical. (2+1 pts)
6. Quel organe de sens est souvent sollicité dans ce poème ? Relevez le champ lexical qui le confirme. (2 pts)
7. Quelle est la valeur d’emploi du futur dans le premier vers ? (2 pts)
8. Que symbolise l’automne dans ce poème ? (1pts)
9. Quelle leçon le lecteur doit-il retenir de ce poème ? (2 pts)




mercredi 19 juin 2019

Prépa bac : Ecriture de soi, écriture de l'autre


« Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière de mon livre : ce n'est pas raison que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain. Adieu donc » Voilà comment Montaigne établit son pacte avec le lecteur dans ses Essais, I, 31.
Certains écrivains ont essayé de répondre à la question essentielle de la connaissance de l’homme à travers la description de soi. Au XVIe siècle, Montaigne, dans Les Essais, tente de se dépeindre, pour se comprendre. L'autoportrait prend une valeur argumentative en se tournant vers une réflexion théorique à partir de l'observation de soi-même. Montaigne affirme ainsi « Je ne peins pas l'homme, je peins le passage », pour lui, l'homme n'est pas une unité donnée une fois pour toutes mais un être en changement permanent.
Se connaître, c’est aussi connaitre l’autre. Mais il note que l’égoïsme pousse certains à exclure l’autre, qui est pourtant notre semblable. Il résume cet égoïsme ainsi : « Chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage. »
Jean-Jacques Rousseau, au XVIIIe siècle, donnera à la littérature française la première autobiographie au sens strict du terme : mais Les Confessions offrent de nombreux passages dans lesquels le récit de sa propre vie et la réflexion sur l'identité se mêlent inextricablement.
Dans la préambule des Confessions, il note « Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme, ce sera moi. »

L’écriture de soi est une allusion à l’autre, c’est l’altérité.
Au XVIIe siècle, Pascal pose ainsi la question « Qu'est-ce que le moi ? » dans Les Pensées, et il affirme  que ce « moi » n'est réductible ni au corps, ni à la raison, ni aux émotions.
Pascal affirme « Le moi est haïssable. » qu’il explique ainsi ensuite « En un mot le moi a deux qualités: il est injuste en soi, en ce qu’il se fait centre de tout; il est incommode aux autres, en ce qu’il les veut asservir, car chaque moi est l’ennemi et voudrait être le tyran de tous les autres. »
La Rochefoucauld ou La Bruyère, toujours au XVIIe siècle, livrent respectivement dans les Maximes et dans les Caractères une série de descriptions, parfois critiques, qui permettent de saisir un individu à partir de ce qu'il montre ou de ce qu'il croit être. Ces moralistes cherchent donc à pénétrer la vérité psychologique d'un homme, au-delà des apparences. Ils décortiquent nos motivations, et débusquent l'hypocrisie ou l'intérêt qui nous guident.
La piété humaine anéantit le moi humain « Le moi est haïssable » Pascal
« Je est un autre » Rimbaud. Il s’agit déjà d’une conception développée par Victor Hugo pour répondre à ceux qui se plaignent des écrivains qui se disent moi : « Ah ! Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne le sentez-vous pas ? »

Exercice de révision

  Le paresseux   Accablé de paresse et de mélancolie, Je rêve dans un lit où je suis fagoté, Comme un lièvre sans os qui dort dans un...